Entre tranche de vie et aventure épique, Moi quand je me réincarne en Slime reste l’un des isekai les plus rafraîchissants de ces dernières années. L’anime fait son grand retour avec une saison 4 qui promet de prendre une nouvelle ampleur.
Le genre de l’isekai a connu un bond phénoménal ces dernières années, avec ses histoires de personnages ordinaires qui quittent le monde réel pour atterrir dans un univers de fantasy. Mais avec les propositions qui se multiplient, il faut parvenir à se démarquer. C’est ce qu’a réussi Moi quand je me réincarne en Slime, choisissant pour héros de cette histoire un simple monstre gélatineux. La formule fonctionne, misant sur la simplicité et l’humour, tout en mêlant des sujets du quotidien à de grandes quêtes épiques. Mais après trois saisons, le studio 8-Bit peut-il encore permettre à la série de se renouveler ? La saison 4 a démarré ce 3 avril sur Crunchyroll, voici notre avis sur le premier épisode.
Une suite qui repose les bases
Deux ans après la saison 3, Moi quand je me réincarne en Slime fait enfin son retour à l’écran. Et si les derniers événements ne sont plus très frais dans votre esprit, la saison 4 s’ouvre sur un récapitulatif bref narré par Limule, désormais roi-démon régnant sur Tempest. Cette entrée en matière donne le ton de ce premier épisode puisque 8-Bit a choisi de nous rafraîchir la mémoire sans nous bousculer.
Tempest est à présent une nation grandissante, où monstres et humains cohabitent, non sans quelques tensions. Une situation atypique dans ce monde dont les règles sont sans cesse chamboulées depuis l’irruption de Limule. Le Slime s’attache maintenant à remplir ses fonctions auprès d’habitants qui le respectent. Tout en nous rappelant de façon un peu rébarbative les rôles des principaux personnages secondaires, cet épisode met en lumière l’atmosphère paisible qui règne sur le territoire. Même si les conflits sont toujours prêts à éclater entre les espèces, plusieurs scènes de cet épisode de Moi quand je me réincarne en Slime dressent les jeunes écoliers de la grande ville comme un symbole d’espoir pour compréhension mutuelle à l’avenir.

Bien que l’histoire reste relativement au point mort dans ce premier épisode de la saison 4, les enjeux se mettent doucement en place. Le retour de Moi quand je me réincarne en Slime présente brièvement les futurs antagonistes des batailles qui semblent déjà inévitables. On comprend dès lors que la question de l’entente entre les espèces sera justement au cœur des affrontements qui s’annoncent. Pour l’instant, c’est un peu maigre pour nous mettre vraiment l’eau à la bouche, mais au moins de grands événements se profilent pour Tempest alors que Limule se concentre sur la nécessité de dynamiser l’intérêt des aventuriers pour la capitale. Cependant, 8-Bit nous laisse entendre que le roi-démon n’est pas aussi naïf qu’on pourrait le croire. Un peu plus de temps d’explication à ce sujet n’aurait pas été de refus, mais ce n’est que partie remise.
Dans le fond comme dans la forme, l’ouverture de la saison 4 de Moi quand je me réincarne en Slime reste dans la retenue. 8-Bit nous gâte encore avec des palettes de couleurs toujours aussi rayonnantes. Cependant, pas de grands effets d’animation ici, malgré un sens du détail qui semble s’être accru en deux ans dans le design des personnages et même des décors. Le studio n’hésite pas non plus à jongler entre les genres musicaux, nous immergeant dans l’atmosphère d’époque avec ses thèmes médiévaux ou virant vers les sonorités jazzy pour souligner avec une pointe d’humour les scènes d’intrigue qui commencent à donner le ton pour la suite.
Une saison 4 qui démarre lentement pour notre Slime
Après deux ans d’attente, Moi quand je me réincarne en Slime prend le spectateur par la main pour reprendre avec une saison 4 qui risque d’être dense. En tout cas, c’est ce que semble suggérer ce premier épisode qui prend le temps de contextualiser l’intrigue qui reprend, mettant en avant le quotidien relativement apaisé à Tempest et les nouveaux enjeux qui menacent de troubler la nation dans un avenir proche. Cette mise en bouche progressive manque certes un peu de peps pour un anime qui sait frapper quand il faut, mais se montre toujours aussi réjouissante à suivre, en grande partie grâce à sa direction artistique toujours aussi soignée.